Projet

Machinima « Immaterial Art Stock Project » on Vimeo.

Le projet Immaterial Art Stock consiste à référencer les créations artistiques produites au sein d’espaces partagés en ligne. Ce projet se matérialise par un espace d’exposition modélisé au sein de la plateforme virtuelle OpenSim et un site référençant ces pratiques.

Les missions d’Immaterial Art Stock sont :

de préserver : la mission de préservation des œuvres d’art virtuelles consiste dans un premier temps à référencer et à établir un « état de l’art » de ces pratiques. Dans un deuxième temps, si cela s’avère possible, la prise de contact et la rencontre avec les artistes sont nécessaires : il s’agit ainsi de les former aux outils permettant de sauvegarder leurs œuvres.

de diffuser : la communication des actions de sauvegarde, la publication d’articles de recherche ou d’annonces relatives à cette thématique ainsi que l’organisation d’événements ponctuels permettent de valoriser  les missions de ce projet.

de documenter : la documentation relative aux artistes et à leurs œuvres est nécessaire à l’entreprise d’un tel projet. Ces documents peuvent prendre plusieurs formes : fiches biographiques des artistes, descriptifs des œuvres, articles théoriques, etc.

La conservation des œuvres numériques soulève des problèmes liés notamment à l’obsolescence programmée des logiciels, la compatibilité des programmes ou encore le caractère éphémère de certains dispositifs artistiques. Il s’agit ici de convoquer ces problématiques mais aussi de réaliser un recensement de ces œuvres dans le but de les inscrire au sein des pratiques artistiques contemporaines.

Ce projet n’est pas un musée au sens strict du terme mais un espace de présentation des œuvres, une « archive vivante » au sens où le décrit Anne Laforet dans son rapport Net art et institutions artistiques et muséales : problématiques et pratiques de la conservation : « Le musée serait donc, dans cette optique, une archive vivante, un espace de documentation, avec des fragments d’œuvres qui peuvent être réactualisées de multiples façons, et combinerait à la fois l’aspect inter-relationnel de l’archivage automatique avec une démarche plus qualitative, normée du musée. »[1]  A.Laforet, Net art et institutions artistiques et muséales : problématiques et pratiques de la conservation, p.6, http://www.sakasama.net/conservationnetart/DL-001052-04-01.01.00.pdf, consulté le 10 avril 2012.

Acteurs du projet 

Ce projet est réalisé par Frederick Thompson et Aurélie Herbet, étudiants chercheurs au sein du programme de recherche EN-ER de l’EnsadLab en collaboration avec Cécile Welker, étudiante chercheure du programme de recherche Hist3D de l’Ensadlab.

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THE PROJECT

Immaterial Art Stock is a research project initiated by the EN-ER laboratory (Digital Space and Extension of the Reality) of the Ecole nationale supérieure des Arts Décoratifs, dedicated to the preservation, documentation and dissemination of pioneering digital works of art carried out in online immersive platforms (such as Deuxième Monde, Second Life, OpenSim, etc.). Since 2003, these spaces are invested by artists who develop pioneering artistic experiences with this new medium space.

This ongoing research has led us to found the abundance and richness of the works carried out, but also point to a number of problems to solve.

The IAS museum principles and challenges do not differ from a « real » traditional museum.

Immaterial Art Stock missions are:

– Identify: the mission is to establish a « state of the art » art practices present in these platforms. Constant monitoring is also conducted.

– Preserv: after studying the characteristics of works of art and immersive shared platforms, we have established a conservation protocol. This protocol is maint to evoluate in light of the changing technologies.

– Document: to establish a multifaceted documentation (video, text, audio, etc.) of the artist creations. This documentation is both present in the museum and on the website.

– Disseminate: to extend the visibility of the IAS project, a virtual modelization (museum) and a web documentation are developed simultaneously.

Although this medium is called « persistent », it is labile. In fact, it depends on several parameters such as the planned obsolescence of software program compatibility or the ephemeral nature of some artistic devices, which does not make it stable over time.

The conservation of these works raises issues including software planned obsolescence, program compatibility, or the transience of certain artistic devices.